Les enseignements de Dune : Enjeux actuels dans l’œuvre phare de Frank Herbert – Isabelle Lacroix

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Les enseignements de Dune – Enjeux actuels dans l’œuvre phare de Frank Herbert est un ouvrage collectif rédigé sous la direction d’Isabelle Lacroix, professeure à l’Université de Sherbrooke dans la belle province du Québec au Canada. Constatant que la science-fiction est un laboratoire d’idées dans lequel les auteurs peuvent sans limitation aucune tester des modèles sociaux, économiques et politiques, voire religieux, l’ouvrage avance que le cycle de Dune de Frank Herbert renferme sur tous ces aspects « de nombreux enseignements sur notre monde actuel et sur notre devenir réel ». Afin de les éclairer, neufs chercheurs universitaires se sont penchés sur le sujet : deux politologues (Sami Aoun et Isabelle Lacroix), deux physiciens (Jacques Beauvais et Jonathan Genest), deux sociologues de l’environnement (René Audet et Corine Gendron), deux socio-historiens spécialistes des religions (David Koussens et Sara Teinturier) et un philosophe (Tristan Rivard). L’approche est donc multidisciplinaire – ce dont Isabelle Lacroix s’émeut longuement dans la conclusion, semblant découvrir que la multidisciplinarité a du bon – quand bien même nous noterons l’absence assourdissante d’une analyse… littéraire. Je suis le premier à trouver passionnant ces regards croisés sur la science-fiction, genre que j’affectionne particulièrement et qui est le propos de ce blog, mais je constate régulièrement cette tendance à vouloir sortir la science-fiction du champ littéraire.

Oui, la science-fiction est un laboratoire d’idées – c’est une conception que je ne cesse personnellement de défendre ici ou ailleurs. Mais elle n’est pas que cela. Elle est un genre littéraire avant tout. Tu le sens, lecteur, que je commence à monter en température, que mon ton change, que mes mots se font plus tranchants. Ce n’est qu’un début.

L’ouvrage propose donc six chapitres thématiques qui, il faut l’avouer, sont plutôt alléchants, et je vous propose de les explorer brièvement. Mais avant d’aller plus loin, il me faut faire deux précisions. La première est que livre alterne allégrement les citations de texte en français et en anglais. Il est donc à réserver à ceux qui maitrisent les deux langues, comme nos amis québécois. La seconde est qu’il porte non pas seulement sur le roman Dune mais sur l’ensemble des six livres qui composent le cycle d’Herbert père. Il n’est pas forcément nécessaire d’avoir lu tous les livres du cycle pour aborder cette étude, mais au moins de connaitre les bases de l’univers et d’avoir lu les trois premiers livres.

Chapitre 1 : De Dune à Daech

Pour son plus grand malheur, l’ouvrage présenté par Isabelle Lacroix, s’ouvre sur un véritable naufrage. En effet, le premier chapitre, sous un titre que je qualifierai volontiers de putassier car de Daech il ne sera jamais question, est mauvais à l’extrême. Son auteur, le professeur Sami Aoun, est politologue, spécialiste du Moyen-Orient. Il pose une question pertinente : la géopolitique actuelle est-elle représentée dans le glossaire de Dune ? C’est sous l’éclairage de sa spécialité qu’il va tenter d’y répondre en identifiant les influences intellectuelles de Frank Herbert, et le contexte sociopolitique qui a pu influer sur l’écriture de Dune.

En ce qui concerne les influences intellectuelles, il cite évidemment C.J. Jung, reconnaissant que Frank Herbert a été deux ans de sa vie analyste praticien, Alan Wilson Watts, dont il fut l’ami, puis écrit « Frank Herbert était un initié des écrits de science-fiction de John Ronald Reuel Tolkien ». Vois-tu, cher lecteur, où commence à se dessiner l’idée qu’il aurait peut-être été utile de faire appel à un collègue du département de littérature ? Allez, on sursaute un coup, on s’ébroue, mais on plaidera pour cette fois la maladresse qui aurait pu être corrigée si l’ouvrage avait été relu.

Au moment où Frank Herbert commence la rédaction de Dune, Le Seigneur des anneaux a déjà obtenu l’International Fantasy Awards (1957). Il est donc tout à fait possible que, comme d’autres auteurs de fantasy ou de science-fiction, Herbert ait lu le livre du philologue d’Oxford. A ma connaissance on ignore totalement l’opinion d’Herbert sur Tolkien, mais on sait que Tolkien a détesté profondément Dune. Malgré tout, l’auteur du chapitre continue en affirmant que les deux livres, Dune et Le Seigneur des anneaux « utilisent des références suffisamment explicites pour que le lecteur attentif puisse y retrouver une parenté ». Tu aimerais, lecteur, savoir quelles sont ces références suffisamment explicites, n’est-ce pas ? Il ne les donnera pas. Il te fallait être attentif.

En ce qui concerne le contexte, le professeur Aoun cite de nombreux événements qui se sont déroulés sur la scène nationale et internationale en 1964, comme source d’inspiration pour Dune. Le problème est que Dune a été publié de Décembre 1963 à Février 1964 dans la revue Analog. Même l’assassinat de Kennedy le 22 Novembre 1963 n’a pas pu influer sur Dune. De manière générale, de nombreux commentateurs semblent ignorer cela pour ne retenir que la publication sous forme de roman en Août 1965. Ce qui les amène à dénicher des influences impossibles.

L’auteur écrit plus loin que Frank Herbert se serait inspiré de Saddam Hussein pour le personnage de l’empereur Padishah Shaddam IV. En 1963, Saddam Hussein a 26 ans, il fait des études de droit au Caire. A ma connaissance, il est totalement inconnu du monde. J’imagine mal comment Frank Herbert aurait pu s’inspirer du jeune étudiant Saddam Hussein pour le personnage de Shaddam IV. Par contre, lorsque je lis au tout début du roman Dune que la révérende mère Gaius Helen Mohiam décrit la Maison impériale comme celle qui s’oppose aux Grandes Maisons du Landsraad et que le prénom Saddam en arabe signifie « celui qui s’oppose », je me dis qu’il ne faut peut-être pas aller chercher plus loin. Mais le professeur Aoun insiste et avance que « son histoire ressemble un peu à celle de Hussein ». Dans Dune, on ne sait rien de l’histoire personnelle de l’empereur Padishah Shaddam IV. Il faudra attendre la série Prélude à Dune écrite par Brian Herbert et Kevin J. Anderson entre 1999 et 2001 pour en savoir plus. Et, évidemment, en 1963, Saddam Hussein n’a pas encore d’histoire.

Rassurez-vous, je ne vais pas reprendre une à une les affirmations faites dans ce chapitre, mais je terminerai sur celle qui me semble la plus problématique. Sami Aoun écrit « L’adolescent Fremen a comme obligation de fabriquer son propre Krys, signe de sa virilité, qui officialise son passage à l’âge adulte. »  C’est faux. Il n’existe dans Dune aucune mention de cela, ni dans les livres suivants, ni dans The Dune Encyclopedia. Cette idée est complètement inventée. Sur Arrakis, tous les Fremen portent un Krys, sans distinction de sexe. Ce n’est en rien un signe de virilité. Quand on veut tirer les enseignements de Dune et qu’on invente un sexisme là où justement il n’y en a pas, c’est fâcheux.

Je passerai plus rapidement sur les chapitres suivants.

Chapitre 2 : Dune, une écologie des conséquences

Le deuxième chapitre, écrit par les deux sociologues spécialistes de l’environnement Corinne Gendron et René Audet, est très bon. C’est le plus intéressant de l’ouvrage. Il s’agit d’un essai richement documenté à partir du texte source, et c’est d’ailleurs le seul qui s’appuie à ce point sur le texte pour éviter de dire n’importe quoi. Il met en évidence la pensée écologique de Frank Herbert, non pas dans un positionnement pour ou contre la nature, mais qui conçoit un écosystème dans lequel l’homme a une place, dans lequel l’homme joue un rôle, dans lequel l’homme s’inscrit de manière dynamique. « Une plante ici, un animal là, un homme. Pour transformer le cycle de l’eau et créer un territoire nouveau. » L’écologie de Dune est la science des conséquences. Il y a peut-être là des enseignements à tirer.

Chapitre 3 : Les religions dans Dune : émanciper l’ordre politique et la paix galactique

La question des religions est évidemment de premier plan dans Dune. Conscients des enjeux, Sara Teinturier et David Koussens reconnaissent que Frank Herbert ne s’intéresse pas à la religion en tant que telle, mais comme instrument de pouvoir, à son utilisation politique, ce qui semble les décevoir, eux dont la sociologie des religions est la spécialité, mais c’est ainsi et ils jouent le jeu. Ils le jouent plutôt bien et proposent une analyse intéressante et référencée de la dynamique religieuse à travers le cycle en entier. Il faut dire que le texte est riche sur cette thématique et se prête particulièrement bien à l’analyse.

Chapitre 4 : Interroger le futur : Dune et la dépendance technologique

Jonathan Genest et Jacques Beauvais sont tous deux physiciens, par ailleurs à l’origine de l’idée de cet ouvrage, et ils s’intéressent au novum, c’est à dire aux innovations scientifiques présentes dans l’œuvre, et en soulignent la cohérence. La question est évidemment particulièrement intéressante dans le cas d’un roman qui se caractérise par une apparente absence de technologies avancées, alors qu’il se déroule dans 20 000 ans. Les auteurs mettent en parallèle les technologies qu’Herbert inclut dans son roman avec celles déjà existantes à son époque : l’exploration spatiale qui balbutie, les armes atomiques, les lasers, les ordinateurs, etc., et notent qu’Herbert s’arrange pour ne pas avoir à les utiliser, qu’elles soient interdites ou que leur usage soit trop dangereux. Le chapitre n’est pas sans quelques erreurs factuelles. Notamment lorsqu’ils écrivent que Paul utilise une technologie dérivée des armes atomiques, le brûle-pierre, pour percer le mur-bouclier car les atomiques sont interdits par la Convention. C’est faux. Paul fait bien péter le mur à grand coup d’atomiques histoire de défier ouvertement l’empereur et les Grandes Maisons. Le Brûle-pierre est une arme qui sera utilisée dans Le Messie de Dune pour tenter d’assassiner Paul et qui le rendra aveugle.

Ce chapitre suggère l’idée qu’Herbert a limité le développement technologique tout en prenant en compte les inventions de son époque, afin de ne pas avoir à faire de prédictions sur un futur improbable. Je ne suis pas sûr que ce soit la motivation d’Herbert, notamment en ce qui concerne l’informatique, car c’est un sujet qu’il n’a pas hésité à attaquer frontalement dans le roman Destination Void publié en 1965, c’est-à-dire la même année que le roman Dune. Il me semble plus juste de dire qu’Herbert a voulu créer un narratif centré autour de l’humain comme les auteurs le soulignent à la fin de leur article.

Là se trouve peut-être la limite de l’exercice. Il est intéressant lorsqu’on parle de science-fiction de se rapporter au contexte scientifique de l’époque, j’en suis personnellement friand mais, comme je le disais, à un moment il faut tout de même revenir dans le champ littéraire. Dune est un roman de science-fiction qui s’inscrit dans un contexte très actif pour le genre qui possède déjà une histoire importante, ce n’est pas un essai scientifique ni un article journalistique. Et donc il manque une analyse du contexte littéraire pour replacer Dune au sein de l’œuvre de Frank Herbert et au sein du corpus science-fictif de l’époque. Alors que Spoutnik faisait poussivement bip-bip à quelques kilomètres de la Terre, la science-fiction avait déjà parcouru plusieurs univers de leur création à leur disparition.

Chapitre 5 : Élites, régimes et mutations politiques dans la saga de Dune

Le cinquième chapitre est écrit par Tristan Rivard, doctorant en philosophie et éthique appliquée. Il est assez représentatif de certains problèmes qui minent l’ouvrage dans son ensemble. L’analyse des systèmes politiques à travers le cycle est précieuse et il y a de nombreuses idées intéressantes développées dans cet article. Mais il est à nouveau truffé d’erreurs factuelles.

Comment évaluer correctement la consistance d’un empire galactique, voire simplement la possibilité de son existence, lorsqu’on écrit « Le contrôle exclusif des transports à vitesse lumière fait de la Guilde un des trois piliers du tripode impérial. » L’hégémonie commerciale de la Guilde repose sur sa capacité unique à voyager plus rapidement que la lumière en repliant l’espace-temps. Si les longs-courriers de la Guilde se déplaçaient à la vitesse de la lumière, il aurait fallu 300 ans aux Atréides pour arriver sur Arrakis et en prendre possession. Nous n’aurions jamais entendu parler de Paul Muad’dib.

Comment évaluer correctement les rapports de domination et les rapports sociaux dans ce régime féodal lorsqu’on écrit au sujet de l’Epice « ses propriétés gériatriques bénéfiques pour tous. ». Seuls les puissants, ceux qui dominent par leur richesse et leur pouvoir politique ont accès à l’Epice. Et ce n’est pas anodin.

La lecture de ce chapitre met en évidence un défaut qui ressort, il me semble, dans tout l’ouvrage. Il donne la sensation de lire un corpus de connaissances solidement acquis à la sueur du front, plaqué un peu trop violemment sur une œuvre littéraire choisie au hasard, parfois au mépris du texte source.

Chapitre 6 : Dune, ou quand le salut de l’humanité repose sur l’exercice du pouvoir des femmes

Dans le dernier chapitre, Isabelle Lacroix s’applique à donner une lecture féministe de l’ensemble du cycle, à travers le portrait de ses personnages féminins mais aussi de ses institutions, et l’évolution du rôle des femmes, qui devient de plus en plus important. L’effort est louable mais il me semble parfois poussif. Isabelle Lacroix tente de défendre l’œuvre d’Herbert au chausse-pied. Certes le rôle des femmes évolue plutôt favorablement au cours du cycle, et c’est surtout cela que nous retiendrons de la démonstration.

Une fois encore, il manque ici cruellement l’examen du corpus littéraire ! Si l’on veut donner une lecture féministe de Dune, il faut la confronter aux écrits de Frank Herbert en dehors de ce cycle car Herbert n’a pas toujours été très exemplaire dans ce domaine. Il suffit de lire des romans comme Le Cerveau vert ou Les Fabricants d’Eden pour s’en convaincre. Il eut été intéressant, par exemple, de revenir sur la nouvelle Operation Haystack (1959, et reprise dans Et l’homme créa un dieu) qui annonce la création de l’ordre Bene Gesserit.

Mais aussi, et surtout, comment s’inscrit Dune de ce point de vue au sein du genre ? Isabelle Lacroix cite quelques œuvres de science-fiction pour faire un parallèle avec le cycle : Star Wars, The Matrix, Terminator, Alien, Le Cinquième élément…. Vous ne voyez pas un problème ? Moi j’en vois un.

Conclusion lapidaire et tout à fait partiale

Les enseignements de Dune – Enjeux actuels dans l’œuvre phare de Frank Herbert est un ouvrage multidisciplinaire qui s’annonçait bien et aurait pu être formidable. Il ne l’est pas. Il est malheureusement plombé dans sa démarche par des erreurs trop nombreuses sur le texte, un manque d’analyse du corpus littéraire, et un temps trop long passé à lire les études faites du texte plutôt que le texte source lui-même. Cher universitaire, journaliste, écrivain, ou personne qui souhaite écrire au sujet de Dune, un conseil : surtout, n’hésitez pas à lire le roman.



Catégories :Autour de Dune, Essai

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15 réponses

  1. Bon ben, beau démontage en règle pour un ouvrage qu’il semble nécessaire de considérer comme bâclé.

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  2. Un politologue, spécialiste du Moyen-Orient qui parle de Saddam Hussein en inspiration pour Dune? Au bout d’un moment c’est vraiment un spécialiste ou il nous prend pour des cons?
     » personne qui souhaite écrire au sujet de Dune, un conseil : surtout, n’hésitez pas à lire le roman. »: pas mieux!

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  3. Je dirais mieux : personnes qui souhaitez absolument ecrire sur Dune : ne le faites surtout pas si vous n’avez pas lu le roman

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  4. Wouah, je t’ai rarement vu aussi incisif, mais clairement ça se comprend. Je comprends pas comment on peut se vanter de faire une approche plurisciplinaire d’un ROMAN de science-fiction sans faire appel à un universitaire spécialisé en littérature de l’imaginaire.

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    • Après certains font correctement le taf tout seul. J’avais trouvé par exemple que Frédéric Landragin dans son livre « Comment parler à un Alien » avait fait un travail remarquable de contextualisation dans le champ littéraire. Mais effectivement, dans le cadre d’un ouvrage collectif comme celui-ci, ça aurait beaucoup aidé les auteurs de faire appel à un specialiste en littérature de l’imaginaire.

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  5. J’ai une sainte horreur de ces essais écrits par des soi-disant « spécialistes » qui en fait n’ont même pas compris les bases du sujet abordé (sans parler, donc, de ses subtilités les plus profondes…). J’ai déjà vu ça dans un livre parlant de Star Trek et ça m’avait horripilé. Et c’est d’autant plus insidieux quand les « spécialistes » en question ont un vernis de caution universitaire ou autre (nom connu, auteurs de SF, etc), parce que du coup, l’acheteur potentiel, surtout celui qui ne se renseigne par sur les livres avant (oui, ça existe…), se fera avoir d’autant plus facilement.
    Bref, merci pour ta critique salutaire. On conseillera d’autant plus aux gens intéressés par le sujet de se tourner vers le Mook Dune en cours d’élaboration. Là au moins, la solidité du travail et les connaissances des rédacteurs ne font aucun doute !

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  6. Aouch, tu n’y va pas par le dos de la cuillère mais d’après tes arguments, il était nécessaire de faire une petite mise au point. La mention de SF et Tolkien, ça pique un peu ! Bref, une chronique argumentée qui a le mérite de remettre les pendules à l’heure.

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  7. Bien que ce sont mes compatriotes et comme moi des universitaires, je ne comprends pas comment ils peuvent manquer à ce point de rigueur en analysant (sic) une oeuvre qu’ils n’ont manifestement pas lus avec attention. C’est comme si on faisait cette analyse en ayant lu seulement les 4ème de couverture. On entend souvent certains de ces universitaires à la radio (surtout Aoun) et franchement je vais questionner leur avis même d’experts. On souffre au Québec du même à priori condescendant sur la littérature de l’imaginaire, je me disais que ce genre de bouquin pourrait améliorer les choses.

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    • Je pense qu’il y a toujours une certaine désinvolture à l’égard des littératures de l’imaginaire, et que même les universitaires (ceux qui ne sont pas spécialistes de ces littératures) ont tendance à les prendre à la légère. Les erreurs que j’ai soulignées auraient dû disparaitre lors du travail de relecture. L’ouvrage est publié par les Presses de l’Université du Québec. Je ne pense pas que les presses universitaires (ici ou ailleurs de manière générale) fassent un réel travail d’éditeur avec relectures et corrections. Editeur, c’est un métier. Isabelle Lacroix est une scientifique, certainement de haut niveau vu les fonctions qu’elle occupe, mais elle n’est pas éditrice. Ni littéraire.

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      • Les PUQ font un travail d’édition mais probablement pas de même profondeur qu’un éditeur de littérature. À partir d’une certaine notoriété dans son domaine , un chercheur est souvent appelé à être éditeur de revue scientifique, et c’est exactement lemme; faire relire et corriger, évaluer la qualité scientifique et linguistique. Ce travail bâclé est d’autant plus inacceptable.Je ne sais pas si madame Lacroix est elle même éditrice (les sciences sociales ne sont pas mon domaine) mais on l’entend régulièrement sur les ondes.

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        • Je n’ai jamais eu le loisir d’être éditeur mais j’ai participé dans mon domaine (physique) à des ouvrages collectifs, et le processus était exactement le même que pour les publications dans les revues scientifiques habituelles : relecture et validation par des referees. Pour ce genre d’ouvrages multidisciplinaires, j’ignore comment ça se déroule, mais il me semblerait logique de faire appel à des referees de différents domaines. Si Isabelle Lacroix est occasionnellement éditrice, son expertise est celui des sciences politiques. Il aurait sans doute suffit de faire appel à un collègue du département de littérature pour régler la plupart des problèmes.

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