Actualités, Autour de Dune

Chronique d’une révision impossible [1/2]

Je me souviens, c’était un mardi. En fin d’après-midi, je recevais une notification : quelqu’un venait d’utiliser la page de contact du blog. L’email se composait ainsi : « Chère Epaule d’Orion, je suis responsable éditorial chez Robert Laffont […] une édition collector du premier tome de DUNE […] une liste des coquilles et faux-sens dans la traduction […] nous serions ravis de […] Au plaisir d’échanger avec vous sur ce sujet, Fabien Le Roy. »

Je venais de relire pour la n-ième fois Dune pour apporter des corrections à l’essai Dune : Exploration scientifique et culturelle d’une planète-univers dans la collection Parallaxe chez Le Bélial’, en notant justement que certaines différences entre la version originale et la traduction française induisaient des erreurs d’interprétation. J’avais lu auparavant l’essai américain The Science of Dune ainsi que l’essai canadien Les enseignements de Dune – Enjeux actuels dans l’œuvre phare de Frank Herbert. En effet, donc, j’avais repéré quelques défauts dans la traduction de Michel Demuth qui méritaient d’être corrigés dans le cadre d’une nouvelle édition. La plupart était déjà connue des fans du roman qui avaient eu en main aussi bien la VO que la VF. D’autres étaient un peu plus subtils. Ne mesurant pas vraiment dans quoi je m’engageais, je n’hésitais pas à répondre à cette invitation en suggérant qu’une relecture complète et minutieuse du texte et de sa traduction pouvait très certainement amener à apporter des améliorations à la version française de l’œuvre maîtresse de Frank Herbert. Nous disposions de suffisamment de temps. De plus, le contrat était clair : il s’agissait de l’édition célébrant le cinquantenaire de la publication en France, on ne retraduit pas, on révise là où cela parait nécessaire. À moi donc d’envoyer mes suggestions à Fabien Le Roy. Tout simplement.

Dune… ce petit roman de 850 pages se déroulant 25 000 ans dans le futur de l’humanité, décrivant des cultures et des planètes étrangères, tout un empire, ses langues inventées, ses innombrables références, ses technologies inconnues, son vocabulaire créé ex-nihilo… tout ceci déjà connu par des millions de lecteurs, adapté en film par David Lynch et en série télévisée par John Harrison… What could go wrong ?

Vous voyez venir les choses, je n’avais pas forcément bien pris la mesure de la tâche. Je spoile tout de suite la fin de l’histoire : ma compagne ne m’a pas quitté, nous vivons toujours sous le même toit, mais les nuits furent courtes. On peut croire connaître un livre parce qu’on l’a déjà lu de nombreuses fois, on se rend compte qu’il n’en est rien lorsqu’on s’immisce dans les interstices de la traduction. Il faut à ce moment entrer dans la tête de l’auteur pour comprendre le plus précisément possible ses intentions.

La première étape a donc été de retourner aux sources : les versions du texte publiées dans le magazine Analog entre 1963 et 1965. Entre la publication de Dune dans le magazine et la publication du roman fin 1965, Herbert a entièrement réécrit son texte. Si le déroulement des scènes est le même, il a favorisé dans le roman une immersion « à la dure ». Le texte publié dans Analog est plus explicatif en ce qui concerne le monde et ses mécanismes. Le personnage de Paul est plus dur, moins sympathique a priori. Les femmes y sont moins bien considérées. Les Fremens sont plus rugueux. C’est dans cette réécriture qu’on voit poindre les intentions d’Herbert. Il fait le choix de provoquer l’intelligence de son lecteur, de lui mentir, de cacher les motivations des personnages, de rendre plus trouble le propos. Ce fut une lecture riche en enseignements.

La deuxième étape fut de lire le plus de ressources possibles sur l’interprétation que les fans, américains et français pouvaient avoir du roman, parcourir les forums, les encyclopédies en ligne, et la fameuse Dune Encyclopédia. Écouter et lire les interviews de Frank Herbert. Revoir le Lynch, et la série de Harrison. Puis poursuivre et creuser en lisant les essais dédiés à Dune. Lire la thèse de Laurent Genefort… Tout ceci parfois pour ne changer qu’un seul mot sur une page ! Bon, je romance un peu : j’avais depuis des années déjà consulté une grande partie des ressources disponibles, mais quand même, ça faisait un sacré paquet de données à absorber. (Rien, non je ne regrette rien.)

Mon but était de revenir au plus proche du texte d’origine, sans attenter à la mémoire des premiers lecteurs du livre mais de façon à ce qu’éventuellement un universitaire puisse un jour le lire et l’analyser en évitant tant que possible les biais de traduction. Cela réclame de se doter de quelques principes de révision.

Le premier est qu’on ne modifie pas ce qui est désormais inscrit dans la mémoire collective (see what I did there ?) du dunivers. Certaines références culturelles sont devenues intouchables. Typiquement, un distille (une des plus belles inventions de Michel Demuth soit dit en passant) reste un distille. Tout lecteur de Dune sait ce dont il s’agit, la VF du film de David Lynch reprend le terme, ainsi que celle de la l’adaptation récente de Denis Villeneuve. Et c’est bien de distille dont parle Roland Lehoucq dans son article Le distille, ultime recycleur dans l’ouvrage collectif Dune : Exploration scientifique et culturelle d’une planète-univers. Distille = intouchable. Il en va de même pour un certain nombre de passages très connus et souvent commentés du livre (On en trouvera des exemples dans le MOOK Dune). Retenons ici un autre exemple marquant : la litanie de la peur. Lorsque je discutais de Dune sur les réseaux sociaux, de nombreux fans m’ont raconté comment ils avaient, à un moment ou un autre de leur vie, récité ce mantra, lors d’un entretien ou d’un examen. Nous l’avons tous fait. Impossible de toucher ne serait-ce qu’à une seule virgule de la litanie, je ne serais plus en sécurité dans les conventions de SF si j’avais fait ça. Litanie de la peur = intouchable.

Mais ce premier principe a un corolaire. Il existe des termes que l’on peut, ou que l’on doit, corriger justement parce que le dunivers les a adoptés en dépit de la première traduction. L’exemple le plus parlant est « kanly ». Comme je le disais ci-dessus, le roman contient de nombreux néologismes. Lorsqu’il a écrit sa traduction, et en accord avec Gérard Klein, le directeur de la collection Ailleurs et Demain, Michel Demuth a choisi de traduire le mot inventé par Frank Herbert pour désigner une vendetta familiale par « rétribution », afin de ne pas surcharger le lecteur avec trop de vocabulaire nouveau. Mais le lecteur du XXIe siècle n’est pas le lecteur de 1970. Il possède un bagage différent, par les romans ou par les films de SF. Il se lance avec plus d’aisance dans ce qu’on nomme le worldbuilding, et le vocabulaire, aussi étrange soit-il, fait partie de ces outils déployés par les auteurs pour construire des mondes imaginaires. Vous noterez que la VF du film de David Lynch fait usage du mot « kanly » et non de « rétribution ». Nous sommes donc revenus à kanly. De la même manière, nous avons choisi d’utiliser « chercheur-tueur » plutôt que « tueur-chercheur ». Le terme « Umma » pour désigner un prophète.

Le deuxième principe est la cohérence. Au sein même du roman, mais plus encore dans le reste du cycle, se posaient des problèmes de cohérence. Cela a donné lieu à des corrections, parfois subtiles, parfois plus importantes. Encore une fois, je ne les détaillerai pas toutes car cela nous occuperait des heures, mais je donnerai quelques exemples.

Des corrections subtiles tout d’abord. On lisait dans le texte la phrase suivante : « Lorsque tu vivras sur Arrakis, tu verras que khala, la terre, est vide. » La formulation anglaise laisse un doute, mais le lexique de l’Imperium nous dit que « khala » est une invocation. La phrase correcte est donc : « Lorsque tu vivras sur Arakis, khala, tu verras que la terre est vide. » Nous avons procédé à de nombreuses corrections d’erreurs plus manifestes. Ainsi nous avons relevé des confusions entre Arrakis, la planète, et Arrakeen, sa capitale, « écran » pour « shield » alors qu’il s’agit bien sûr de « bouclier » (à effet Holtzman).

Parmi les corrections plus importantes, certaines ont permis de retrouver le sens du texte. Certains choix de traduction aboutissaient notamment à mal représenter certains personnages. Il existe plusieurs exemples, mais le plus frappant est celui-ci : on lisait dans le texte la phrase « À nouveau, le regard perçant de Mapes se porta sur la porte ovale et Jessica eut l’impression de déceler de l’avidité dans ses yeux. » Or il est évidement pour tout connaisseur de l’univers de Dune qu’il n’y a pas d’avidité chez les Fremens ! Le terme en VO est « loathing ». Nous avons donc corrigé la phrase en « À nouveau, le regard perçant de Mapes se porta sur la porte ovale et Jessica eut l’impression de déceler de la répugnance dans ses yeux. » Ailleurs, toujours au sujet des fremens, on lisait « Des mains la prirent, la poussèrent sans douceur » alors que c’est l’inverse qui est écrit par Herbert : « Des mains la prirent, la poussèrent sans hostilité ». La peinture du caractère fremen est très précise dans Dune. Tout écart au texte original amène à une mauvaise interprétation de ce qu’il est véritablement.

Toujours suivant cette idée de cohérence, et donc de compréhension du monde imaginé par Herbert, il y a eu des corrections « techniques ». J’en donnerai deux exemples fondamentaux. Le premier concerne la signification du terme Kwisatz Haderach, qui était l’aboutissement du programme de sélection des Bene Gesserit, et qui d’après la traduction du terme hébreux dont il est issu, Kefitzat Haderech, signifie « le raccourcissement du chemin ». Michel Demuth a proposé « le court chemin » que tout le monde a retenu. « Court chemin » claque nettement plus que raccourcissement du chemin, nous sommes d’accord. Mais cela introduit l’idée qu’il préexiste un chemin plus court, or ce n’est pas le cas. C’est le Kwisatz Haderach qui le crée. Roland Lehoucq, encore lui (ce qui ne devrait plus vous étonner), ne s’y laisse pas prendre lorsqu’il écrit son article Des plis dans l’espace-temps. C’est bien à l’idée de raccourcissement qu’il fait appel lorsqu’il discute de la possibilité de déformer l’espace-temps. La notion d’action est importante ici. Et le savant professeur de noter « La version française traduit l’expression de Frank Herbert de façon approximative en « le court chemin ». Dormez sur vos deux oreilles, cher professeur, la traduction française parle bien désormais de « raccourcissement du chemin ».

Le deuxième exemple concerne la manière dont sont décrites les visions prophétiques de Paul. Cet exemple me tient particulièrement à cœur car il supporte l’idée que Dune est bien un roman de science-fiction et non un roman de fantasy contrairement à ce que certains, qui mériteraient de passer mille ans dans un amplificateur de douleur, continuent de prétendre. (Je vous renvoie à mon article sur ce sujet). Herbert est très clair à propos des visions de Paul. Ce sont des perceptions des possibilités ouvertes dans l’avenir, et non pas une prédiction fiable de l’avenir. Dans l’épigraphe « Prophétie et prescience », il utilise le mot « waveform » pour décrire ces visions. Michel Demuth l’a traduit par « la vague ». Le terme est poétique mais ce n’est pas de cela dont il s’agit. Waveform est un terme scientifique qu’on traduit en français par « forme d’onde ». Une forme d’onde est un signal qui peut être complexe et contient la somme de différentes fréquences, ou résonances. Alors pourquoi parler de forme d’onde ici ? Parce qu’en physique moderne les probabilités sont décrites par des ondes et leur évolution, leur forme, décrit les possibilités à venir. Ainsi dans la traduction révisée, Paul parle de ses visions non pas comme d’une vague mais comme d’une forme d’onde. Plus subtil, moins magique.

Enfin, il y a une question de cohérence culturelle qui touche à la fonction même de la traduction. Le traducteur doit-il reprendre mot à mot le texte de l’auteur ou le ramener vers sa propre culture locale ? La question est délicate et il n’existe pas de réponse préétablie. Je me suis trouvé devant un tel cas, et j’ai fait un choix. Je vous laisse décider s’il était le bon. Frank Herbert cite la Bible à de nombreuses reprises, notamment à travers le personnage de Gurney Halleck. Mais Herbert utilise la version King James de la Bible qui fait autorité aux Etats-Unis. Michel Demuth a traduit les passages. J’ai préféré aller les retrouver dans la Bible Segond qui est la plus utilisée en France. C’est un exemple de déplacement culturel, mais cela me semblait plus cohérent dans la mesure où ce ne sont pas des phrases inventées mais des références qui doivent interpeler le lecteur à son époque.

Viennent ensuite les corrections classiques de coquilles, des contresens, des petites erreurs qui ont en fait constitué la majeure partie du travail et se passent d’explications. Elles se comptent par centaines à travers le texte. Nous en avons profité pour réécrire certaines phrases, parfois pour alléger le style et rendre plus fluide la lecture, d’autres fois pour nous rapprocher du rythme du texte d’origine. La longueur des phrases est importante chez Herbert. Elle a toujours un sens en rapport avec l’action décrite et participe à la narration. Nous avons aussi ajouté dans le texte des phrases manquantes, parfois des passages complets, comme celui-ci par exemple :

 Mais si ce Comte et sa dame ont quelque chose à voir dans ceci… 

La discussion dans la loge du Baron n’était plus qu’un écho distant pour Feyd-Rautha, les voix se noyaient dans les chants qui s’élevaient maintenant de toute l’arène :

« La tête ! La tête ! La tête ! »

Le Baron prit un air renfrogné en voyant Feyd-Rautha se tourner vers lui. Contrôlant difficilement sa rage, le Baron fit un geste indolent de la main vers le jeune homme qui se tenait dans l’arène à côté du corps de l’esclave. « Qu’on lui offre la tête. Il l’a gagné en compromettant le maître des esclaves.»

Il s’agit d’un passage important car Feyd-Rautha va aller contre son oncle le Baron et demander à ce que les honneurs soient rendus à son ennemi terrassé.

De multiples corrections ont été apportées aux appendices et au Lexique de l’Imperium, encore une fois pour des soucis de cohérence avec le texte, car parfois les termes se contredisaient, mais aussi pour préciser les choses comme Frank Herbert l’entendait. Le Jolitre n’est plus munis d’un « sceau à charge positive », mais simplement d’un bouchon étanche. L’école Suk retrouve son interdiction d’attenter à la vie humaine. Une personne au comportement fanatique n’est pas simplement une personne « bizarre ». Nous avons donc procédé à un vaste nettoyage dans ce lexique. Des corrections furent aussi apportées à la carte en fin de livre. La Palmeraie du Sud se trouve désormais à une distance de 20 marteleurs, le mystérieux Gouffre de OH est redevenu la Vieille Faille et l’étrange Bassin Plastique n’est plus qu’un Bassin de Plâtre.

Je terminerai par une correction qui a fait couler beaucoup d’encre dans les médias ainsi que sur les réseaux sociaux, les uns saluant une décision de moderniser le texte, les autres laissant parler leurs plus bas instincts sexistes. Nous avons remplacé partout dans le texte le mot « femelle » par le mot « femme ». Exemple : le duc Leto demande à Jessica : « Comment fais-tu cela ? » Elle répond : « C’est une chose femelle. » (It’s a female thing) Non, ce n’est pas une chose femelle. Dans le contexte, cela signifie simplement : « C’est un truc de femme. » Une simple phrase entendue mille fois dans les discussions les plus anodines. En fait, il n’y a pas matière à débat. En anglais, le mot female appliquée à l’espèce humaine se traduit par femme. On dira « une femme pilote » pour « a female pilot ». Tout simplement. Je me réjouis du fait que cette correction rende le texte plus lisible aujourd’hui, et notamment auprès des lectrices. Mais honnêtement, la traduction originale était fautive et en reprenant la suite du cycle Guy Abadia ne fera jamais ce faux pas. La correction apportée est donc tout ce qu’il y a de plus naturelle.

Je me souviens, c’était un mardi. Le travail de révision était enfin fini. Quelques mois plus tard, Robert Laffont publiait l’édition collector de Dune dans la mythique collection Ailleurs et Demain, avec la mention « Révision de la traduction : l’Épaule d’Orion » (c’est moi). Il n’y a vraiment qu’à ce moment-là que je me suis dit : « mais qu’as-tu fait ? ». Pire encore, je recevais quelques jours plus tard un appel téléphonique de Glenn Tavennec, le big boss, qui me demandait : « Ça te dirait de continuer à réviser le reste du cycle avec Fabien ? »

Le deuxième article est consacré aux révisions faites sur la suite du cycle.


Note de Fabien Le Roy :

Je me souviens, c’était un mardi. J’avais une mission : trouver un collaborateur suffisamment connaisseur et assez mordu (assez fou ?) pour mener à bien la révision de la traduction du monumental Dune. Je savais l’œuvre de Frank Herbert culte ; je l’avais moi-même approchée via le film de Lynch – vu en colonie de vacances, et qui m’avait impressionné -, avant de lire les deux premiers tomes à la fin de l’adolescence, sans poursuivre à l’époque.

Malgré ma double casquette d’éditeur et de traducteur, je ne me sentais pas la légitimité de « toiletter » seul la par ailleurs excellente traduction de Michel Demuth. Je lançais donc une bouteille à la mer numérique à cette « chère Épaule d’Orion », que je ne connaissais alors que de (très bonne) réputation, laquelle eut la bonté de répondre positivement à ma sollicitation dans la foulée. Qu’il lui en soit rendu grâce. Renaud décrit à merveille son travail de fourmi et les dilemmes qui l’ont assailli lors de cette révision loin d’être anodine : il a endossé la lourde charge de gardien du temple, là où je n’avais guère qu’à valider ses suggestions, me cantonnant à la traque des quelques incohérences, contresens, faux-sens et coquilles qui avaient pu lui échapper.

Merci donc à Renaud d’avoir dit oui en ce fatidique mardi, à la communauté de passionné.e.s qui partagent sans compter leur connaissance du Dunivers, ainsi qu’aux équipes de Robert Laffont pour avoir donné vie à cette superbe édition collector du cinquantenaire, un écrin que Dune valait bien.


Pour vous aider à vous repérer, voici en image les éditions concernées par cette traduction révisée, telles qu’elles sont sorties à ce jour.

La version collector (Robert Laffont – Collection Ailleurs et Demain) :

La version courante, brochée, avec couvertures d’Aurélien Police (Robert Laffont – Collection Ailleurs et Demain) :

La version poche (Pocket) :

33 réflexions au sujet de “Chronique d’une révision impossible [1/2]”

  1. Très intéressante chronique ! Comme j’ai déjà eu l’occasion de te le dire, je possède cette version collector révisée, mais je n’ai pas encore eu l’opportunité de la lire puisque ma dernière relecture de Dune a précédé d’un mois ou deux à peine sa sortie. Mais grâce à un jeu de plateau sorti récemment, j’ai réussi à attirer mon fils vers l’univers de Dune. Et comme j’ai la chance qu’à 12 ans, il trouve encore du plaisir à lire des histoires le soir avec son père, je vais très prochainement ouvrir ce très beau volume et en profiter de la plus belle des manières : le temps de la transmission est enfin arrivé !

    Aimé par 2 personnes

      1. J’ai vraiment hate ! C’est intéressant de voir la genèse d’un projet et ses coulisses je trouve, encore plus dans ce cas ci avec tes réflexions sur la traduction et son évolution. Vraiment un bel article qui me pousse en plus à réfléchir sur ces sujets.

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        1. C’est parce que, comme je l’explique dans cette chronique, nous n’avons pas touché (ou peu) aux passages les plus connus. Du coup, il est facile de passer à côté de toutes les corrections faites, mais elles sont bien là.

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  2. Je vois que « Le messie » est dispo dans la même collection que « Dune » depuis le début du mois, tu l’as corrigé également ?
    Idem pour les livres suivants, ils sortent tous dans quelques jours mais je ne vois pas la mention « traduction corrigée ». Qu’est ce qu’on fait? On peut y aller où on attend le feu vert ?!!

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    1. Normalement ils devraient avoir la mention « traduction corrigée ». On a fait toute la série. Les six volumes sont sortis en version brochée, avec les couvertures d’Aurélien Police. EN version reliée collector, seuls Dune et Le Messie sont sortis pour le moment. Les autres arrivent. En en poche, toujours avec les couvertures d’Aurélien, seuls Dune et le Messie sont sortis. J’ajoute en fin d’article les photos des éditions concernées.

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      1. Attends, t’es en train de dire que les versions avec la fresque sont des versions corrigées?? Je suis totalement passé à côté de cette information, je pensais que ce n’était que les versions collector (d’ailleurs je ne comprend pas ce qu’elles ont de collector vu que je n’ai pas vu le contenu de l’autre édition).

        Et tu as terminé de corriger tout le cycle?? Mais c’est un travail de Titan! c’est dingue, chapeau pour le travail réalisé et merci de l’avoir fait! Je n’ai jamais lu au dela des enfants, du coup je vais pouvoir mettre les mains sur la meilleure version du texte possible, c’est génial!

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        1. J’ajoute : sur le site Kobo, le cycle est dispo avec la couverture de la collector pour chaque tome, la date de parution est septembre 2020. Aucune mention de la traduction. Peux-tu nous en dire plus à leur sujet ?

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        2. Tout à fait, les versions avec la fresque sont les versions corrigées. Il s’agit de l’édition dite « courante ». L’édition collector propose elle une format plus luxueux, avec une couverture rigide reliée, et un paratexte constitué de préfaces et postfaces qu’on ne trouve pas dans la version courante. Ce sont les seules différences.
          Nous avons en effet corrigé tout le cycle. Le travail a pris 14 mois en tout, et a été bouclé en Juin dernier avec les corrections de dernières minutes.

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  3. Passionnante histoire, je trouve ça toujours fascinant de voir tout le travail qu’il peut y avoir derrière le sens des mots.
    Bravo pour la traduction, j’ai fini ma relecture de Dune en français dans la nouvelle édition poche il n’y a pas longtemps (je l’avais lu en anglais il y a 10 ans, je me souvenais avoir beaucoup aimé mais pas tout compris)

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  4. Il reste une coquille dans le texte, et je me suis toujours demandé si elle était laissée exprès.
    Je l’ai vue dans toutes les éditions que j’ai pu avoir sous la main: presqu’au début du livre, « Haxat » au lieu de « Hawat ».
    Alors, coquille volontairement laissée ou pas décelée ?

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    1. Non, non, rien de volontaire. Cette coquille est très résistante et depuis 50 ans s’accroche au texte tel le bernic obtu, refusant de disparaitre, et ce malgré les générations de correcteurs. Une vraie plaie.

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  5. Il reste une coquille dans le texte, et je me suis toujours demandé si elle était laissée exprès.
    Je l’ai vue dans toutes les éditions que j’ai pu avoir sous la main: presqu’au début du livre, « Haxat » au lieu de « Hawat ».
    Alors, coquille volontairement laissée ou pas décelée ?

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