How we lost the Moon – Paul McAuley

the moonHow we lost the moon, a True Story by Frank W. Allen est un court texte (moins de 6000 mots) à tendance hard-SF écrit par Paul McAuley et publié la première fois il y a 20 ans, en 1999, dans l’anthologie Moon Shots éditée par Peter Crowther à l’occasion de la célébration des 30 ans de la mission Apollo 11. Il a depuis été republié dans diverses anthologies et le sera à nouveau le 18 Juillet 2019 à l’occasion de la sortie de l’anthologie The Eagle Has Landed: 50 Years of Lunar Science Fiction éditée par Neil Clarke (LE Neil Clarke de Clarkesworld Magazine). Nous reparlerons de cette anthologie lors de sa sortie.

J’ai une tendresse particulière pour ce texte en raison de son côté hard-SF et de l’énormité de sa conclusion. Son Sense of wonder quoi ! How we lost the moon se présente comme l’histoire vraie de la perte de la Lune par un des témoins des événements des années après ceux-ci alors que tout a déjà été dit ou écrit.

Nous sommes dans le deuxième quart du premier siècle du troisième millénaire. Dans quelques années, en quelque sorte. Près de deux mille personnes, essentiellement des scientifiques, sont présentes sur la surface lunaire et travaillent à différents projets. Celui qui nous intéresse plus particulièrement ici est l’Exawatt. Alimenté par deux centrales nucléaires et installé dans un cratère sur la face caché de la Lune, l’Exawatt a pour but de recréer des conditions proches des quelques picosecondes qui ont suivies le Big Bang en focalisant six lasers de puissance sur une cible de quelques micromètres. L’énergie générée et la possibilité que le confinement magnétique ne puisse la contenir a amené le projet à être mené sur la Lune, et de l’autre côté tant qu’à faire, plutôt que dans la banlieue de New York. L’installation est entièrement robotisée et les scientifiques qui la gèrent se tiennent loin, très loin. Mais lorsque les alarmes d’intégrité structurelle et de niveau de radiation s’affolent, il faut envoyer deux hommes sur place pour voir de plus près ce qui se passe. Ces deux hommes sont Frank, le narrateur, qui est géologue et son binôme Mike, physicien. Sur place, ils ne découvriront rien d’autre qu’un tout petit trou au-dessous de l’enceinte de confinement. Pourtant une semaine plus tard, le président des États-Unis devra annoncer l’évacuation totale de la Lune.

Je n’en dis pas plus car le titre dévoile déjà la fin de l’histoire : la Lune sera perdue. Tout l’intérêt de la nouvelle repose sur l’explication de comment et du pourquoi elle sera perdue, du point de vue physique mais aussi géologique, et c’est tout à fait cohérent d’un point de vue scientifique. Ce texte est difficilement trouvable à l’heure actuelle mais il sera à nouveau disponible en anglais cet été, et pourquoi pas traduit en français si un bel éditeur (suivez mon regard) s’y intéresse.

 

 



Catégories :Nouvelles

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7 réponses

  1. Je me méfie beaucoup de McAuley, pour ma part. J’ai souvent tenté (La guerre tranquille, Féerie, Cowboy Angels, plus Sable Rouge que j’ai en stock mais sur lequel je procrastine), et à chaque fois le pitch est formidable, le début prometteur, et puis ça se casse complètement la figure par la suite. Maintenant, il est peut-être plus pertinent dans la forme courte, en effet, justement parce qu’il n’a pas le temps d’atteindre cette phase d’écroulement du texte. Et puis bon, si c’est toi qui conseille, c’est que ça vaut forcément quelque chose 😉

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    • Je suis d’accord avec toi en ce qui concerne McAuley. Son roman Austral, par exemple, était très moyen. Mais ici le texte est très court, et il a trouvé le ton juste je trouve.

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    • On me vend parfois « La Guerre Tranquille » comme un classique ; tout ce que je pourrais en dire, c’est que j’ai lu « L’Histoire en marche » dans « Faux Rêveur » et que malgré les bonnes idées, ça ne m’avait pas plus attiré que ça. Au final, est-ce que je dois plutôt le lire ou m’en méfier ?

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      • Je ne sais pas qui t’a vendu La guerre tranquille comme un classique, mais je peux te dire que ce n’est absolument pas le cas. C’est, au mieux, un roman correct, mais de là à le comparer à un vrai classique, comme Fondation, Dune ou Hypérion, il ne faut tout de même pas exagérer. Pour le reste, des trois que j’ai cités, c’est encore le meilleur.

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