Romans de science-fiction à paraître – second semestre 2025

Misère de misère, la fin des vacances approche. Tous les ans, la même chose : on nous dit qu’il faut y retourner, sans jamais nous demander si on a envie ou pas. Mais bon, c’est aussi la rentrée littéraire, et l’heure des premiers repérages en ce qui concerne les lectures qui vont nous accompagner pour les prochains mois. Comme à l’accoutumée, les éditeurs ne nous facilitent pas la vie car ils communiquent peu. Heureusement, il existe des blogs ou des sites comme noosfère qui parcourent inlassablement les internets pour dénicher les infos où elles se cachent. Bref, voilà mes premiers repérages. La liste sera complétée à mesure que les informations arrivent. La liste ci-dessous est donc à surveiller, elle évoluera. Bookmarquez cette page et revenez de temps à autre !


Août

  • Voile vers Byzance – Robert Silverberg

« La Terre, d’ici trois mille ans.
Si le monde est dépeuplé, les ultimes représentants de l’humanité, immortels, vivent dans l’oisiveté, partageant leur quotidien entre visites de cités légendaires recréées de toutes pièces et fêtes fastueuses débridées. Un monde aux mœurs étranges et libres que découvre Charles Phillips, natif du New York de 1984, projeté dans ce futur radicalement autre pour des raisons qui lui échappent. Il y rencontre Gioia, sa guide, et bientôt sa compagne, avec qui il navigue d’Alexandrie à Xi’an en passant par Asgard. Vive et magnifique Gioia, qui tait le plus terrible des secrets dans cette société hédoniste où, pour tromper les errances d’une vie sans fin, on rebâtit les civilisations, passées comme mythiques, avant de les faire retourner au néant. Or, Charles, lui, l’enfant du XXe siècle, n’a rien oublié de ce que signifie la fin…
« 

La réédition d’un texte de 1985, publié pour la première fois en français en 1987. Mise à jour : ma chronique est désormais disponible ici.

21 août 2025, Le Bélial’, coll. Une Heure lumière. Traduction de Pierre-Paul Durastanti. 128 pages. 11,90 €

  • Les Survivants du ciel – Kritika H. Rao

« Après une série de catastrophes environnementales, ce qu’il reste de l’Humanité s’est réfugié dans des cités-végétales volantes maintenues en altitude par une magie aussi subtile que complexe  : la trajection.
Ahilya et Iravan sont mariés. Mais leur couple va mal. Iravan est un des maîtres-architecte de la cité de Nakshar, mais il n’a pas visité une seule fois son épouse pendant les sept mois qu’ont duré le dernier vol. Et maintenant que la cité a atterri, Ahilya, qui est archéologue, se prépare à partir en expédition dans la jungle.
Au cours du vol, Iravan a décelé une menace qui pourrait annihiler Nakshar. Mais le voilà soupçonné d’Extase – un état mental qui est totalement prohibé dans la cité. S’il est reconnu coupable, il sera excisé, définitivement coupé de la trajection. Pour percer le mystère que représente ce danger jusque-là inconnu et se disculper, il n’aura pas d’autre choix que de se réconcilier avec Ahilya
. »

Une fantasy climatique, ça m’intrigue. Mise à jour : ma chronique est désormais disponible ici.

27 août 2025. Albin Michel Imaginaire. Traduction de Florence Bury. 560 pages. 24,90 €.


Septembre

  • L’Echelle de Reuters – Claude Ecken

« En dix-huit nouvelles et quatre intermèdes, c’est un parcours au sein d’une œuvre marquée par un questionnement de la réalité, de ses contours et de ses potentialités, dans un monde livré à tous les possibles où le pire n’est jamais tout à fait sûr, que Claude Ecken nous offre avec L’Échelle de Reuters. »

Souvent comparé à Greg Egan, en version française, Claude Ecken est très certainement l’un des meilleurs nouvellistes français dans le domaine de la hard-SF, tout en restant abordable. Après Le Monde, tous droits réservés (Le Bélial’, 2005), et Au réveil il était midi (L’Atalante, 2012); il s’agit de don troisième recueil de nouvelles. Mise à jour : ma chronique est désormais disponible ici.

1 septembre 2025. Flatland. 376 pages. 20 €.

  • Sintonia – Audrey Pleynet

« Terre, année 2354.
Deux cents ans après la guerre des Ires, un conflit qui a lui-même couru sur près d’un siècle, le monde a changé de visage. Ayant brisé le cycle infernal des luttes armées et des catastrophes écologiques par la grâce de la nanotechnologie, l’humanité se protège d’une nature résolument hostile au cœur de cités-États. Les plus avancées ont connu l’Élévation, un procédé nanotech qui leur a permis de gagner les nuages, loin du Sol et de ses pollutions délétères. Dont la puissante Venise, pionnière des villes-tiges, qui étend son emprise par l’entremise de ses guildes ancestrales riches d’une maîtrise technologique bien gardée. Mais dans la Sérénissime, les haines sont tenaces et les jeux de pouvoir incessants. La séculaire, lignée de redoutables femmes assassins usant du Diapason, un contrôle mental issu d’une nantie dont elles seules détiennent l’apanage, s’apprête à en faire les frais — jusqu’aux dernières de ses membres. À moins que… Dans ses sombres ruelles chargées d’histoire, au cœur de ses palais vertigineux, par-delà ses ponts suspendus et ses gondoles volantes, la Cité des Doges protège ses secrets derrière de nombreux masques…
« 

Le premier roman d’Audrey Pleynet, après la novella Rossignol qui avait été primée par les Utopiales en 2023. Avec une superbe couverture signée par Aurélien Police. Mise à jour : ma chronique est désormais disponible ici.

4 septembre 2025. Le Bélial’. 22,90 €

  • Et il n’en resta plus que (n-1) – Sarah PINSKER

« Un crime a été commis dans le multivers. Le problème : il semble que Sarah Pinsker ait tué Sarah Pinsker, et qu’une autre Sarah Pinsker soit chargée de l’enquête. Mais comment identifier le criminel lorsqu’il vous ressemble tant ? Que sa  trajectoire ait dévié de la vôtre à une toute petite – un meurtre – décision près ? Avec Et il n’en resta plus que (n-1), Sarah Pinsker croise Ils étaient dix d’Agatha Christie avec Dans la peau de John Malkovich de Spike Jonze, dans un roman narquois qui se joue autant des codes du roman policier et des textes d’anticipation, à travers une histoire uniquement peuplée de Sarah Pinsker.« 

Issu d’une campagne de financement, il s’agit du premier roman traduit de Sarah Pinsker dont j’ai eu plusieurs fois l’occasion de vous parler sur ce blog.

5 septembre 2025. L’œil d’Or, coll. Angle Mort. Traduction de Julien Wacquez. 110 pages. 15 €.

  • Pauvre cosmos – David Silanolli

« Tout en corps célestes à moitié domestiqués, saturée de données piégeuses et de débris organiques, parcourue de centaines de milliers d’objets à la dérive, la zone dite des Clandos entourait la Nuée tel un champ de protection. Et Foumbatown, dont l’ensemble précité constituait la banlieue, était terrée au cœur de ce foutoir. Sous trente-six couches de purgatoire. Marginale et souterraine, capitale des décivilisés, repaire des réfractaires, chef-lieu du banditisme intergalactique. La surface de l’astre qui l’abritait portait les stigmates d’antiques batailles, autant d’échecs pour les Nations qui, ayant eu mieux à faire – et plus rentable à mater –, s’en étaient depuis longtemps détournées. Les accès étaient variés, les guet-apens fréquents. Et Gaur avait la lourde tâche d’assister Texier, qui pilotait à vue dans le chaos, vers l’astéroport le plus proche. »

15 septembre. Flatland. 180 pages. 15 €.


Octobre

  • Cinquante fleurs pour te briser le cœur – GennaRose Nethercott

L’autrice de La Maison aux pattes de poulet, qu’on avait bien aimé par ici, revient chez Albin Michel Imaginaire avec un recueil de nouvelles. L’occasion de la découvrir sous un autre format. Mise à jour : ma chronique est désormais disponible ici.

1 octobre 2025. Albion Michel Imaginaire. Traduction d’Anne-Sylvie Homassel. 272 pages. 22,90 €

  • Vers ma fin – Sophie White

« Un roman gothique moderne, viscéral et troublant, où les secrets enfouis ressurgissent avec une violence inouïe.

« Sur une île au large de l’Irlande, Aoileann vit recluse avec sa grand-mère et sa mère, une présence inerte qu’elle appelle la  » chose du lit « . Jamais elle n’a quitté cet endroit hostile, où les murmures du vent semblent porteurs de mystères anciens. Lorsque Rachel, une artiste venue du continent, débarque avec son nourrisson, Aoileann découvre une douceur et une chaleur qui lui ont toujours été refusées.
Mais sa fascination grandissante pour cette femme et son enfant se transforme bientôt en une obsession dévorante, réveillant les fantômes du passé et libérant des ténèbres qu’elle ne peut plus contenir.
« 

Il s’agit de l’un des deux titres ouvrant la nouvelle collection, Styx, dirigée par Laurent Queyssi et consacrée à l’horreur.

2 octobre 2025. Fleuve Noir, coll. Styx. Traduction de Anne-Sylvie Homassel. 256 pages. 18,95 €.

  • Des ombres sur le foyer – Judith Merril

Première édition française du roman Shadow on the Hearth (1950) de Judith Merril.

3 octobre 2025. Argyll. Traduction d’Alexane Bougeard-Bébin. 24,90 €

  • Demain, les origines – Christian Chavassieux

« Dans une Europe au bord de l’abîme, les populations, soumises aux diktats de petites milices armées, vivent dans la peur de gouvernements autoritaires. Loin de la ville, la communauté où vit Grace pensait échapper à ces violences quotidiennes. Mais il suffira d’un vieux philosophe et d’une faute impardonnable pour que toutes et tous subissent d’inimaginables épreuves.
Et alors que le grand incendie s’abat sur le continent, Grace, Malik, Robur, Syrrha et tant d’autres au milieu des ténèbres et des déshérités d’une société en délitement vont devenir les points de départ d’une histoire, d’une légende, d’un mythe qui les dépassera… »

8 octobre 2025. Mnémos. 568 pages. 25 €

  • La Grande Muraille de Mars – Alastair Reynolds

Il s’agit du Grand Recueil des meilleures nouvelles d’Alastair Reynolds, que j’ai lu en anglais sous son titre original Beyond the Aquila Rift. Tout est bon dans ce recueil. Les textes sont superbes d’inventivité. À ne rater sous aucun prétexte.

9 octobre 2025. Le Bélial’. Traductions de Florence Dolisi & Pierre-Paul Durastanti & Laurent Queyssi. 680 pages. 26,90 €.

  • La Chute d’Hypérion – Dan Simmons

Une réédition à noter : la sortie du second volet d’Hypérion en édition collector est annoncé pour le 9 octobre dans la collection Ailleurs et Demain !

9 octobre 2025. Robert Laffont, coll. Ailleurs et Demain. Traduction de Guy Abadia. 560 pages. 25,90 €

  • Derrière le grillage – Guillaume Chamanadjian, Luvan, Sébatien Juillard

« Un souvenir d’enfance, des auteurs et autrices invités à explorer cet endroit étrange par la fiction, une contrainte formelle (111 111 signes de la première lettre du titre au point final). » Mise à jour : ma chronique est désormais disponible ici.

15 octobre 2025. Scylla, coll. IIIIIIx. 288 pages. 20 €.

  • Avatar – Jean-Sébastien Steyer et Roland Lehoucq

Après l’essai Dune, exploration culturelle et scientifique d’une planète-univers, la bande à Lehoucq revient avec cette fois-ci une exploration de Pandora, la planète d’Avatar.

16 octobre 2025. Le Bélial’, coll. Parallaxe. 288 pages. 19,90 €

  • Frankenstein – Mary Shelley

Le célèbre roman de Mary Shelley illustré par Aurélien Police !

24 octobre 2025. Callidor. 35 €

  • Dans ma maison sous la terre – Nicolas Martin

Un court texte de Nicolas Martin.

24 octobre 2025. Esquif. 56 pages. 7,90 €


Novembre

  • Cuirassés – Adrian Tchaikovsky

Il s’agit de la traduction du roman Ironclad dont je vous avais parlé en 2018.

6 novembre 2025. Le Bélial’, coll. Une Heure Lumière. Traduction de Laurent Queyssi. 192 pages. 13,90 €


18 réflexions sur “Romans de science-fiction à paraître – second semestre 2025

  1. Bonjour,

    Il y a un peu d’infos sur l’intégrale de Derleth ? La motivation, un travail sur la traduction, ce genre de choses ? Il me semblait que ça n’avait pas une réputation incroyable.

    Personnellement, je garde un souvenir contrasté de ses Cthulhuteries, quand je dépensais mon argent de poche dans des pocket avec inscrit Lovecraft en gros sur la couverture et Derleth en dessous en plus petit : d’un côté, c’était sympa, mais de l’autre, ce sentiment a posteriori de m’être fait avoir car ce n’était pas vraiment dans du Lovecraft, ou si peu, que j’avais mis mes économies.

    Mais c’était il y a 30 ans. Avec le recul et la capacité de bien distinguer qui a écrit quoi, je serais curieux de voir quelle est la réelle qualité des contributions de Derleth au « mythe ». Et puis, il faut bien le reconnaître, on manque toujours de tentacules dans nos vies, donc pourquoi pas ?

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    1. Non, je n’ai pas plus d’infos pour le moment. Je mettrai l’article à jour dès qu’on en saura plus. J’ai le souvenir d’avoir aimé certaines de ses nouvelles, mais ça remonte à loin tout ça. Après tout, c’est lui a créé le terme « mythe de Cthulhu ». Affaire à suivre…

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      1. Je crois me rappeler que Derleth a multiplié par dix le nombre de Grands Anciens, ajoutant ainsi de la confusion aux écrits de Lovecraft qui n’étaient déjà pas forcément cohérents entre eux. Mais avec une édition honnête qui sépare convenablement les choses (et Mnémos n’a plus besoin de prouver quoi que ce soit à ce sujet depuis leur formidable intégrale de Lovecraft), j’ai très envie de me refaire un avis. Je surveillerai donc la mise à jour de ton article, merci !

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  2. J’ai l’impression de rouler sur les jantes en attendant la sortie du Alastair Reynolds. Mon dieu que ça va être long d’ici là !

    Sinon j’ai trouvé le style de Défense d’extinctions très fluide, bravo.

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  3. J’aurai bien mis dans la liste le prochain Jeff VanderMeer Absolution, préquelle à la trilogie du rempart, qui sortira le 2 octobre. En espérant que ça soit toujours aussi bien :p

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  4. Sacré line-up rien qu’entre Tchaikovski et Reynolds, mais en plus la réédition d’Hypérion qui arrive enfin, les nouveaux AMI et le Belial de Septembre. Je ne sais plus où donner de la tête !

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