Dark Warm Heart & Carouseling – Rich Larson

DarkWarmHeart

Illustration de Samuel Araya pour Tor.com

Les éditions Le Bélial’ ont dévoilé leur catalogue 2020, qui inclut les sorties programmées pour l’année à venir. Parmi elles, il y a un recueil de nouvelles du jeune, très jeune, auteur canadien Rich Larson, assemblé par le duo Quarante-deux, Ellen Herzfeld et Dominique MARTEL (ceux-là même qui furent responsables des recueils de Greg Egan, Peter Watts ou encore Ken Liu chez le même éditeur). Tous deux m’avaient parlé avec grand enthousiasme de ce recueil au détour d’une discussion. J’ai dû lire une bonne dizaine de nouvelles de l’auteur, que j’ai beaucoup appréciées pour la plupart, quand bien même je ne les ai pas chroniquées sur le blog parce qu’il me serait impossible d’écrire un papier sur tout ce que je lis. Mais puisque l’annonce de l’éditeur à cornes est désormais officielle, je saisis cette opportunité pour vous présenter deux courts textes en anglais de l’auteur, qui s’inscrivent dans deux sous-genres différents.

Rich Larson écrit principalement de la science-fiction. Il est l’auteur de plus de 150 textes publiés, à 28 ans (veuillez ramasser votre mâchoire tombée au sol). Ses horizons sont variés, allant de l’horreur (parfois) au cyberpunk (souvent), sur Terre ou dans les étoiles. Il y a une caractéristique marquante aux différents récits que j’ai eu l’occasion de lire : ils sont toujours contés à hauteur d’homme, et si les personnages évoluent dans un univers parfois vaste et complexe, c’est par eux qui vous y accédez. Cela donne à ses textes une dimension humaine qui parfois manque en SFFF.

Dark Warm Heart

Dark Warm Heart a été publié en Avril 2017 par Tor.com et est disponible en ligne en suivant ce lien. Ce n’est pas une nouvelle de science-fiction. C’est une nouvelle d’horreur qui invoque la mythologie amérindienne et plus particulièrement… je n’en dis pas plus.

Dark Warm Heart raconte l’histoire de Kristine dont le mari Noel est ethnolinguiste et revient d’une mission dans le grand Nord canadien. Après s’être fait prendre par une tempête de neige, Noel a été rapatrié, souffrant de gelures sur les mains et les pieds. Convalescent, il se met néanmoins à travailler de manière obsessive sur les enregistrements qu’il a pu faire des voix et des récits des peuples Inuits qu’il a rencontrés. Mais Kristine note chez lui un changement de personnalité, puis prend peur lorsqu’elle le retrouve nu et hagard, errant dans le froid et la nuit en pleine rue.

Dark Warm Heart est une histoire d’amour et de présence, d’intimité au-delà de la peur. Rich Larson montre un talent évocateur très prenant dans cette nouvelle. Le final est un sommet d’horreur et… de sacrifice.

Carouseling

Carouseling a été publié en Avril 2018 dans le magazine Clarkesworld et est disponible en ligne en suivant ce lien. C’est une nouvelle de science-fiction.

OStap Bender et Alyce Kerensky sont amoureux. OStap est illustrateur et réalise des dessins animés pour enfants. Alyce vit à l’autre bout du monde. Elle est physicienne et travaille sur un accélérateur de particules dans la banlieue de Mombassa au Kenya. Tous deux communiquent par écrans interposés, mais aussi à travers une combinaison connectée qui leur permet de ressentir le corps de l’autre, ses mouvements, la pression de ses doigts. Alyce et son équipe s’apprêtent à lancer l’expérience qui va les rendre célèbres. Il s’agit de prouver qu’en choisissant la bonne énergie, il est possible de faire glisser des particules en dehors de nos dimensions pour les faire se déplacer plus rapidement que la lumière. De quoi changer le monde, effectivement. Afin qu’Ostap soit un peu avec elle, elle portera sa combinaison lors de l’essai.  Celui-ci tourne horriblement mal, le laboratoire est détruit et aucun corps n’est retrouvé. Mais un mois plus tard, la combinaison connectée d’Ostap s’éveille.

Carouseling est une histoire d’amour et d’absence, à distance et au-delà des distances.  Rich Larson ne fait qu’évoquer la science en jeu et ce n’est pas important. C’est admirablement bien écrit, empli d’émotion et totalement dénué de niaiserie. Si vous avez un cœur, cette histoire, et son final, vous le serrera.


Un autre avis sur ces deux nouvelles : Gromovar


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Catégories :#projetMaki, Nouvelles

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Rétroliens

  1. The Sniper and I – Rich Larson – L'épaule d'Orion

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