Quantum Void (2/3) – Douglas Phillips

quantumvoidQuantum Void est le second volet de la trilogie Quantum Space de Douglas Phillips. Cette trilogie constitue un « premier roman ». Si vous n’avez pas lu ma critique sur le premier tome, allez-y maintenant. Je vous attends ici.

C’est fait ? Bien. Peu enthousiaste sur le début du livre, j’avais tout de même exprimé un espoir sur la fin, avec une ouverture possible vers quelque chose de plus ambitieux qu’un simple page turner de hard-SF mollassonne à la fouette-moi le chat de Schrödinger. A la condition, notais-je prudent, que Douglas Phillips ne se gamelle pas magistralement dans ce second tome. Je dois être devin, ou simplement pessimiste. Car gamelle il y a. Et pas qu’un peu. Bon sang, mais qu’est-ce qu’il lui a pris ? Il tenait une bonne idée, de quoi nous émerveiller dans les grandes largeurs, mais plutôt que de suivre cette voie, il est allé s’enfermer tout seul dans un sombre placard à balais.

Vous pouvez arrêter ici la lecture de cette critique et reprendre une activité normale, comme lire le Necronomicon à l’envers ou provoquer Takeshi Kovacs en combat à mains nues, enfin ce que vous faites habituellement le dimanche. Ou bien vous pouvez continuer à lire et vous enfoncer dans les sombres marais du spoiler.

zombie spoiler

 

Quantum Void débute 8 mois après les événements décrits dans Quantum Space. Nous allons pour un temps suivre trois arcs narratifs, avant qu’ils ne convergent à peu près au milieu du livre.

CORE, l’IA interstellaire rencontrée à la fin du premier tome, a fourni aux humains les moyens de construire un portail, à la Stargate, qui va leur permettre de parcourir instantanément les 350 années lumière qui les séparent de la planète Ixtlub et de ses habitants, les danseurs, ainsi que les humains les ont surnommés. Il s’agit de leur premier rendez-vous avec une espèce extraterrestre. Un Premier Contact. CORE fournit la technologie, ainsi qu’un cyborg nommé Aastazin, à moins qu’il ne s’agisse d’un avatar de CORE, pour les assister dans ce premier voyage.

Mais si CORE fournit la technologie, il ne fournit que très peu d’explications théoriques sur celle-ci. « Vous apprendrez en temps voulu. » Réponse qui évidemment ne satisfait pas énormément les scientifiques terriens, et en premier lieu Nala Pasquier qui a mené dans le premier tome les recherches qui ont abouti à la découverte du sixième boson, et à l’ouverture d’une quatrième dimension de l’espace. Nala continue donc ses recherches au Fermilab pour comprendre les propriétés du boson HP responsable de la structure de l’espace-temps et ainsi manipuler cette nouvelle dimension.

En parallèle à cela, Davis Garrity, un entrepreneur ambitieux, va vendre à des usines texanes une technologie basée sur les découvertes faites au Fermilab, et depuis rendues publiques, ayant pour but d’envoyer tous les rejets gazeux industriels dans la quatrième dimension. Emission zéro ! Les premières installations fonctionnent parfaitement, et la centrale électrique équipée ne rejette plus aucun gaz polluant dans l’atmosphère.

Chacun de ces trois arcs va plus ou moins rapidement partir en vrille. Les relations avec CORE vont s’assombrir. Là, l’histoire ne va plus tourner qu’autour de la dernière expérience du Fermilab qui a vrillé de façon spectaculairement catastrophique. Le souci, c’est que l’arc le plus intéressant était le premier contact, mais celui-ci n’occupe qu’un chapitre du livre et est relativement mal mené. Douglas Phillips préfère nous raconter les soucis des scientifiques du Fermilab dans une débauche de science peu crédible pour tenter un récit à suspense qui s’empêtre dans ses faiblesses et rame pour aboutir. Cette histoire ne m’a pas du tout intéressé, ni convaincu. L’idée à poursuivre était la rencontre avec CORE. Mais ici le récit ne décolle pas, il reste plat et n’invoque aucun sense of wonder qui pourrait un tant soit peu me faire rêver.  Il n’y a pas la grandeur d’un Stephen Baxter, la précision d’un Greg Egan ou la profondeur d’un Peter Watts.

Un ratage donc en ce qui me concerne. Je ne poursuivrai pas ma lecture avec le troisième tome.


Sur Amazon.fr : Quantum Void (Quantum Series Book 2) (English Edition)


Livre : Quantum Void
Série : Quantum Series (Book 2)
Auteur : Douglas Phillips
Publication : 2018
Langue : Anglais
Nombre de pages : 303
Traduction : Non
Format: ebook



Catégories :Cycles, Romans

Tags:

4 réponses

  1. « à la fouette-moi le chat de Schrödinger » : é-nor-me !

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  2. Je plussoie avec ce que viens de dire APo!!!
    Et le roman ne m’intéresse pas.

    Aimé par 1 personne

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