Dune 2, le film – Denis Villeneuve

Après deux ans et demi d’attente, le second volet de l’adaptation de Dune par Denis Villeneuve débarque enfin dans les salles obscures, soutenu par une campagne de promotion aussi glamour et rutilante que son casting XXL. Suite au succès autant populaire que critique du premier volume (sauf en France, bien sûr, où nul ne se souvient de la dernière fois qu’un critique de cinéma s’est enthousiasmé pour autre chose que sa propre verve – ni dans le petit milieu grognon de la SF hexagonale, mais ça, honnêtement, tout le monde s’en bat la truite des sables), il semble que tout Hollywood ait voulu une place sous le soleil d’Arrakis (en l’occurrence l’étoile Canopus). Denis Villeneuve n’eut plus que l’embarras du choix pour remplir les seconds et troisièmes rôles. À la sortie de Dune, j’avais livré mes premières impressions, avant d’avoir l’occasion de le revoir quelques fois et d’affiner mon opinion. Je présentai alors ce qui m’avait semblé être ses qualités mais aussi ses défauts. Parmi ceux-ci, je regrettai notamment une narration très épurée et un scénario famélique quand le roman est connu pour la complexité de ses plans à l’intérieur des plans. Les connaisseurs de l’œuvre de Frank Herbert en étaient arrivés à se demander où était passé tel personnage ou telle machination. Dans ce deuxième opus, Denis Villeneuve a effectué un important travail de réécriture et corrige en grande partie ces défauts, mais aussi en amplifie d’autres. Discutons.

Les réécritures

Le premier virage remarquable dans ce Dune 2 est l’introduction de très nombreux personnages, les seconds rôles dirons-nous, quand Dune était centré uniquement sur Paul et Jessica. Denis Villeneuve leur offre de longues et belles scènes et fait des choix de réécriture qui s’éloignent du roman pour mieux s’en rapprocher. Il y a là un souci didactique qui vise à poser et expliquer les enjeux, allant même jusqu’à lever les ambiguïtés (volontaires) du matériau source. Si vous n’aviez pas compris le problème Paul Atréides lors du premier volet, ou à la lecture du livre, ici les choses sont claires. Notamment, le personnage de Chani (interprété par Zendaya) est réécrit et développé et Denis Villeneuve lui offre un très beau rôle (ce qui par ailleurs va lui compliquer la tâche pour adapter Le Messie de Dune, mais nous verrons comment il s’en sortira). Les machinations du Bene Gesserit sont révélées et décryptées. Des scènes absentes du roman Dune, mais inspirée des romans suivants, sont ajoutées à cet effet et l’on voit les liens que Villeneuve tresse avec la suite de la saga. Notamment à travers les personnages de la Révérende Mère Gaius Helen Mohiam (Charlotte Rampling) et la princesse Irulan (Florence Pugh). La présence à l’écran de cette dernière est par ailleurs tout à fait intelligemment assurée dans le film par un artifice qui respecte le roman. Le personnage de Jessica (interprété par Rebecca Fergusson), évolue progressivement et devient l’un des personnages les plus flippants de la fresque, ce qui va faire ravaler leur Gom Jabbar à ceux (j’ai les noms) qui l’ont trouvé trop chouineuse dans le premier. Enfin, et ce n’est pas la moindre des choses, Denis Villeneuve prend soin, contrairement à David Lynch dans l’adaptation précédente, de ne pas réduire le rôle de Feyd-Rautha (Austin Butler) à une simple épreuve finale pour Paul mais explicite son importance au sein d’une histoire plus vaste.

Feyd-Rautha ? He’s psychotic !

Austin Butler est magistral dans le rôle du na-baron Harkonnen et laisse peu de lumière aux autres personnages à chacune de ses apparitions à l’écran. Il vole littéralement le show, comme disent nos amis anglo-saxons. Enfin, Alia. On avait pu s’en inquiéter, mais le personnage d’Alia est bien présent dans le film. Là encore par un artifice scénaristique mais qui cette fois-ci ne respecte pas le roman. La solution imaginée par Villeneuve me dérange, car elle crée plus de soucis qu’elle n’en résout à mon avis, notamment vis-à-vis de Jessica et la suite à venir.

Du grand spectacle

On l’avait déjà évoqué pour la première partie, Denis Villeneuve a su créer une esthétique qui fera date. Comme l’avait fait Peter Jackson pour sa trilogie du Seigneur des Anneaux, cela passe par des marqueurs culturels forts qui identifient clairement les factions. Que ce soient pour les décors, les intérieurs, les costumes ou les vaisseaux, les choix sont assumés et puissamment marqués. Giedi Prime, la planète Harkonnen, est écrasante et déshumanisée au possible. Et bien sûr, Arrakis, Dune, la planète des sables, le désert. Esthétiquement superbe, c’est un personnage à part entière du film. Les scènes de chevauchée des vers sont à couper le souffle.

Car avant tout, le Dune de Villeneuve est un grand spectacle. L’image est ample, grandiose, faite pour le grand écran. Alors que le premier volet était relativement lent, Dune 2 est mené à grand rythme. Quand bien même le film dure près de trois heures, on en vient parfois à regretter qu’il ne soit pas plus long car tout va vite, très vite. Beaucoup s’étonnent lorsque je dis qu’il n’y a pas de scène de bataille dans Dune, et à l’occasion on m’a suggéré de relire le livre. Elles ne sont présentes que dans les ellipses. Mais le cinéma n’aime pas les ellipses et il serait dommage de s’en passer. Donc le spectacle est aussi dans les batailles que Villeneuve porte à l’écran. Et bien évidemment, le film possède aussi une identité sonore forte, due à l’incontournable Hans Zimmer ? On aime ou pas, je sais qu’il est très critiqué. La musique est omniprésente, bruyante, et ça tabasse. Moi j’aime.

Mais…

Mais, car il y a un mais, je vais m’aventurer dans l’espace des critiques. Denis Villeneuve, comme à son habitude diront ses plus fidèles détracteurs, tombe dans le piège des films de science-fiction à l’esthétique trop léchée. Rappelez vous des vaisseaux spatiaux aux murs blancs, aux surfaces immaculées et brillantes, aux peintures éclatantes et dépourvues de la moindre écaille qui habillent à peu près tous les films de SF (Ridley Scott avait su révolutionner le genre avec Alien, le huitième passager). Tout y est propre, beaucoup trop propre. Ça manque de sueur, de sang et de pisse.

« Paul ôta les embouts de ses narines, puis découvrit sa bouche. L’odeur de cet endroit l’assaillit, une odeur de corps sales, de déchets distillés. L’effluve de toute une humanité avec, en contrepoint, le parfum de l’épice. » Dune, Frank Herbert.

En sortant du film, je me suis dit qu’il était superbe, une fresque magnifique, respectueuse du livre jusque dans ses réécritures. Une vision à la fois personnelle et admirative de l’œuvre source. Pourtant, il m’a manqué quelque chose. Ce quelque chose, au-delà de l’esthétique trop propre, c’est ces effluves d’humanité dont parle Frank Herbert. La vision de Villeneuve reste relativement froide, et quand bien même il a su donner de l’épaisseur aux rôles et à son récit, on se demande où est l’humain. Très intellectuel, Dune 2 manque de matière organique. Un seul personnage, très secondaire, apporte un brin de respiration et d’humanité. Il s’agit de Shishakli, amie de Chani, interprétée par la superbe actrice Souheila Yacoub qui en deux ou trois apparitions à peine, apporte une étincelle de vie. On aurait aimé trouver cette étincelle chez les autres personnages de la fresque. Chani l’a parfois.

En guise de conclusion

Je peux reprendre presque à l’identique la conclusion que je donnais dans mes impressions sur le premier volet : L’adaptation cinématographique de Denis Villeneuve de Dune offre du très grand spectacle. C’est une réussite de ce point de vue et elle marquera, je pense, durablement le cinéma de science-fiction. C’est un film hors-norme, un objet visuel et sonore unique. J’ajouterai que le réalisateur a su corriger certains des défauts du premier en donnant au récit la complexité qu’il devait avoir, notamment en faisant place aux seconds rôles. Cela étant dit, la vision de Denis Villeneuve reste trop propre et manque d’un brin de vie organique.

Il reste qu’il faut aller voir Dune. C’est l’un des meilleurs films du genre qui ait été fait. Vous pourrez toujours ronchonner si vous voulez, après.


Voir aussi l’avis de : Stéphanie Chaptal, Anudar,



37 réflexions sur “Dune 2, le film – Denis Villeneuve

  1. Vu hier.

    Attention, spolier.
    En grand fan de Dune, je suis forcément dans le même balancement entre le sublime, et le dérageant. J’étais prêt à passer à Villeneuve cette version d’Alia, mais je le suis beaucoup moins sur le final pénible qui donne l’impression d’avoir été bâclé avec de ridicules ellipses pour que le film ne soit pas trop long. Sérieux, des atomiques pour détruire l’épice? On est bien loin de ce qu’est Paul dans Dune. Vraiment ridicule. Certes, cela permet de ne pas avoir à expliquer ni la Guilde, ni la prescience de Paul, ni sa vision pendant sa prise de l’eau de vie (quelle scène massacrée encore) mais sa dimension prophétique en prend un coup, et le Paul final ressemble à un crétin gesticulant et hurlant, devant un Empereur si terne que le faciès de Walken ne permet même pas de rattraper l’impression désastreuse.
    Je crois que ma déception est accentuée par une première partie de film magistrale. L’épreuve de Paul pour devenir fremen m’a littéralement coupé le souffle. Cette scène est un chef d’oeuvre absolu.

    En conclusion : aller le voir, vraiment, même si en fan de Dune, vous risquez de ne pas aimer le tout, mais il y a tellement de bon, que ce sera bien suffisant.

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      1. Oui, mais ça n’a rien à voir avec la façon dont il fait plier l’ordre établi et prouve sa puissance à la fin du livre. Les atomiques ne seraient pas aussi radicaux que son pouvoir de destruction définitif sur l’épice et ne sont pas non plus une révélation du pouvoir et de la dimension prophétique qu’a atteint Paul face à la Guilde et au Bene Gesserit à ce moment là du livre. Pour moi, c’est la destruction irrémédiable et immédiate de l’épice qui fait plier la Guilde et le Bene Gesserit, et rien d’autre.

        Bah. On s’en bat les truites des sables (merci pour l’expression!), le film est à voir, hun! Le reste n’est que mon propre ressenti du livre.

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      1. Merci pour ta critique !

        Je te rejoins sur le manque d »organique » je préciserais sur le manque de cruauté des fremens (kamikazes, le sietch défendu par des femmes vieillards et enfants …)

        Je te rejoins aussi sur le problème d’Alia. C’est ce qui m’a déçu le plus. J’attendais impatiemment l’abominable petite fille.

        Je trouve les fremens trop gentils. Trop crédules et benêts alors qu’ils sont très intelligents et malgré cela tout autant manipulables.

        La prestation de Stilgar m’a déçu également. ici le fanatique est représenté comme l’on représente les fanatiques en occident, c’est à dire on les tourne en ridicule, en manquant de perspicacité voire à l’intelligence limitée. Ils sont bons que dans la force. Or un chef fanatique est tout sauf quelqu’un de ridicule et manquant d’intelligence.

        Autre point qui m’a dérangé c’est le terme « fondamentalistes » et « ceux du Sud ». Villeneuve a voulu encrer l’oeuvre d’herbert dans le présent mais c’est maladroit. Le fanatisme religieux traverse les époques et les civilisations. Ca nous fait croire que tous les êtres humains ne sont pas concernés par la sensibilité au fanatisme. Du genre, il y a eux et nous. C’est très réducteur. Ca me fait penser aux sktech des Gignoles de l’info avec le commandant Silvestre regardant la carte du monde.

        La dernière scène où Chani part : je trouve qu’elle n’est juste pas à la hauteur du reste du film.

        Dernier point : les sardaukars, par rapport à la première partie, ils ne sont plus terrifiants dans leur cruauté et leur force. A l’opposé, on ne les voit même pas terrifiés par les fremens avant la bataille ou lors de l’attaque. Ca me permet de fermer la boucle sur le manque d' »organique ».

        Dans cette 2ème partie, Villeneuve a pris plus de libertés par rapport au roman. Certaines tiennent la route et d’autres beaucoup moins.

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  2. Vu hier, je l’ai beaucoup aimé, je l’ai trouvé moins austère que la première partie. Ma lecture de Dune remonte à tellement loin que je suis incapable de faire le moindre comparatif avec le livre, mais je trouve l’intrigue assez claire, y’a juste le personnage de Paul dont l’évolution va un peu vite sur la fin. Bon je vais aller relire le roman maintenant, j’ai plus d’excuse !

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    1. bonjour. Je suis assez en phase avec cette critique. Commençons par dire que j’ai globalement beaucoup aimé. Évidemment aucune adaptation ciné ne peut être totalement fidèle à un roman. C’est la vision de dune par villeneuve qu’on voit là. Je n’ai pas vu passé les 2h45 et je pense même qu’il y manque 30 minutes mais la durée est alors incompatible avec des séance de cinéma. Je ne vois pas ce qu’on pourrait enlever au film mais je vois assez bien ce qui manque. Villeneuve est contre les versions longues mais elle serait ici bienvenue. Les forces du films sont nombreuses et je n’y reviens pas.

      SPOILER POUR LA SUITE :

      Concernant les quelques faiblesses (avant de le revoir car le film est très dense) : ça manque parfois de liant entre les scènes mais le film est déjà très long. Je ne suis pas convaincu par l’interprétation de Zendaya. L’idée d’en faire une spectique n’est pas mauvaise en soit mais ça se résume souvent à une moue permamente. J’ai lu que certains critiquent le personnage de Stilgar et son côté grenouille de benitier. C’est pourtant comme ça dans les romans mais ça se voit plutôt dans la suite. Ma critique principale est le côté pas assez « organique » même il est présent parfois. Meme

      les meurtres réalisés par les harkonnen

      sont « cliniquement beau ». Mais villeneuve n’est pas Mel Gibson et c’est parfois dommage ;D il y a un gros problème avec le jeu de Christopher Walken (l’empereur). Soit c’est volontaire et raté soit l’acteur a des soucis de santé. La on on attend un empereur sur de lui et orgueilleux on voit un homme faible et visiblement épuisé . Concernant Alia je trouve que Villeneuve a fait un bon choix même si ça peut déconcerter. Plus globalement je trouve que Villeneuve a simplifié (ou même caricaturé) la psychologie des personnages; c’était peut être nécessaire pour les spectateurs qui n’ont pas lu les livres mais ça supprime évidemment des ambiguïtés. C’est très clair avec Jessica (remarquable Rebecca Fergusson) , avec Stilgar et même avec Paul. Mais il faut bien voir qu’une majorité des spectateurs n’a pas lu le livre. Et que même en simplifiant comme cela je me suis rendu compte que beaucoup de spectateurs s’embrouillent dans l’histoire. Je vais le revoir de toute façon ;D

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      1. Complètement d’accord au sujet de Walken. J’attendais une prestation… impériale. Mais il était aux abonnés absents. J’imagine que c’est aussi le choix de Villeneuve, mais c’est raté.

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  3. J’aurais tendance à être d’accord avec le bémol, c’est une adaptation asséchée du livre, qui manque cruellement de sang, de bave et de sueur (le film de Lynch en cela était plus généreux). À la décharge de Villeneuve, pas évident aujourd’hui d’offrir cela quand on porte un budget à 200 millions de solaris.
    Reste tout de même que cette adaptation est à ce jour ce qui s’est fait de mieux sur grand écran à partir de l’œuvre de Herbert. Et c’est un admirateur de la version Lynch qui le dit.
    Bravo pour cette critique fine comme le tranchant d’un krys. 👏

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    1. Je pense que je suis aussi très influencé par la version de Lynch. Du coup, tout ici me semble trop propre. Pour moi la version Villeneuve aurait été proche de la perfection si elle avait été plus salissante. Mais je crois aussi que Hollywood aujourd’hui ne permet pas cela.

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  4. Un petit détail : je dirais que le premier film à avoir présenté des vaisseaux spatiaux sales voire à la limite de l’épave, c’est Star Wars, sorti deux ans avant le premier Alien.

    Je ne verrai Dune 2 que la semaine prochaine, et je piaffe d’impatience tant le premier m’avait emportée.

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  5. Super intéressant de lire ton analyse et les commentaires.

    Vu le 2 samedi, après avoir revu le 1 la veille.

    Depuis, je suis dans les bouquins, que je n’avais encore jamais lus. Alors on peut dire que c’est déjà une réussite du film : de m’avoir enfin, enfin, incitée à ouvrir les romans. Que je redoutais pour x raisons, toutes plus stupides les unes que les autres je m’en rends compte maintenant, étant déjà au tome 2 et sachant que j’irai certainement jusqu’au 6 dans la foulée et que c’est un sacrée révélation, mais bref. On va dire qu’il n’est jamais trop tard.

    De ce fait, je vais aller voir le 2 une 2e fois, car même si je perçois évidemment les différences qu’il y a avec le bouquin, j’ai vu ce film d’abord comme un grand spectacle que j’ai trouvé visuellement superbe et passionnant (et je suis très fan de Zimmer, donc la BO est pour moi assez remarquable aussi). Et donc j’aimerais bien le revoir avec un œil un peu plus averti, maintenant.

    Je suis par exemple très, très curieuse de savoir comment Villeneuve va retomber sur ses pattes pour la suite, parce que les choix qu’il a faits concernant certains personnages l’emmènent dans une direction bien fléchée. Après lecture du 1, j’ai eu la sensation que le film ramenait peut-être un peu trop l’histoire à un conflit finalement assez binaire entre deux maisons, en squeezant pas mal de personnages et d’acteurs majeurs. Et puis oui, l’épisode des révélations, après lecture du bouquin je me suis dit « mais quelle arnaque ! »

    Mais bon, je retiendrai que Dune 2 a été l’occasion pour moi de retourner au ciné, n’y ayant plus mis les pieds depuis des années, d’avoir passé un sacré bon moment, je me souviendrai de l’émerveillement que j’ai eu devant certaines scènes (franchement, Austin Butler est absolument incroyable, le jeu des couleurs, des textures… bcp plus net et waouh que dans le 1 – mais oui, ça manque d’organes et d’odeurs -, le tagada tagada sur le ver : super…) et le fait que ce sont ces films qui m’ont amenée aux bouquins qui eux sont un coup de foudre complètement inattendu. Alors, pour moi, contrat rempli.

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  6. désolé de vous embêter avec un commentaire basique, mais j’ai pris mon pied ^^ . Les adaptations doivent elles être fidèles à leurs romans éponymes ?

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  7. Pas de Navigateurs, utilisation de l’épice à peine évoquée, Choix plus que douteux pour Alia, écologie à peine évoquée, pas de débat sur l’AI et mentats à peine vus, prescience et ses pièges à peine évoqués, Kwisaz Haderach dont dans le fond on se fiche de ce que c’est et s’il en est vraiment un, Empereur pas convaincant, Harkonnnen grand guignolesques, non franchement, pas de Dune pour moi, en tout cas pas un chef d’oeuvre. C’est regardable et c’est tout.

    A ce moment là si c’est juste l’esthétique du désert, autant regarder Lawrence d’Arabie, et pour les batailles, Star Wars, seigneur des anneaux et tout ce qu’on voudra, c’est mieux.

    Très déçu, car avec 7 h de film, il avait tout pour faire un 10/10.

    S’il fait la suite, qu’est-ce que ça va donner les danseurs visages et le Bene Tleilax…

    Rôle du Bene Gesserit pas mal développé par contre dans cette adaptation. Mais la scène avec Lea Seydoux totalement inutile.

    Bonne prestation du Baron Harkonnen.

    Quand à Chani, tant au niveau de l’adaptation que de l’interprétation…. Je ne dis rien c’est mieux.

    je donne 5/10 pas plus

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      1. non, les scènes de bataille ne m ont pas dérangé. (Je suis d accord avec les commentaires qui disent q ça manque d organique pour pas dire plus, mais ça me gêne pas plus que tant, je suis pas grand fan de « boucherie » au cinéma)

        C’est vraiment les points du scénario que j ai soulevé qui me déçoivent, en grand fan de Herbert.

        Pour la scène de Léa Seydoux, ok c est dans le bouquin, mais ça amène pas gd chose même dans le bouquin.

        Plutôt que de mettre cette scène, il eut à mon avis mieux valu faire intervenir les navigateurs, et laisser naître Alia (et q elle remplisse pleinement son rôle) etc etc…

        Je pense q on est pas prêt de voir un Empereur Dieu de Dune a l écran…

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          1. j avoue avoir pas trop fait attention aux 2 duels… c est peut-être la q le bât blesse me concernant pour ce film: je regarde pas dune pour ça, mais pour toute la mythologie et les thèmes développés par Herbert, d ou ma déception.

            Comme je le regarderai sûrement une 2e fois hors cinéma, je ferai plus attention à ces 2 scènes la prochaine fois.

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          2. Il va me falloir un deuxième visionnage aussi. J’ai été trop distrait par certains éléments lors du premier pour saisir un peu plus en profondeur la construction de l’histoire. Il me faut le regarder comme un film en soi et non une adaptation du roman.

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  8. Pas encore vu – honte à moi et que je sois banni dans le désert sans distille – mais à lire les critiques et commentaires j’ai l’impression que la géopolitique du pouvoir passe relativement à la trappe dans cette suite après avoir été assez occultée dans la première partie. Je me trompe ? Auquel cas ce serait dommage car c’est une partie centrale dans les romans et c’était clairement annoncé dans la version de Lynch dès les premières images par la voix off.

    Après, comme tu le dis justement c’est la vision de Dune de la part de Villeneuve.

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  9. A près 4 visionnages et quelques échanges avec des personnes qui ont lu le livre ou ont juste aimé le premier film et sont allés voir le deuxième, on arrivent tous à la même conclusion.

    Dune 1 est meilleur de part l’ambiance

    Dans Dune 1 on pouvait déplorer les longueurs et le manque d’action mais l’ambiance particulière faisait son effet.

    Dans Dune 2 l’ambiance n’est plus aussi présente et le fanatisme est traité avec un niveau intellectuel misérable. Le film s’est un peu trop aligné sur les films niveau Marvel

    Et enfin la musique de Zimmer sera oubliée très rapidement. Personne ne retiendra les chansons comme pour celles de Gladiator.

    Oui, quand Villeneuve dit qu’il veut faire un Dune 3 meilleur que Dune 2, on peut le croire car il a de la marge.

    Pour avoir vu Sicario et Incendie, avec Le Messie de Dune, Villeneuve a moyen de faire un film qui prends enfin aux tripes !

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