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Through – Eric Fomley & Rich Larson

Comme en chaque début de mois, on jette un œil sur les textes proposés dans les revues américaines, là où les nouvelles plumes anglophones s’expriment, expérimentent et dessinent les contours de la science-fiction de demain. Et en ce mois d’octobre, mois de l’imaginaire en France, nous avons l’heureuse surprise de trouver chez Clarkesworld la nouvelle d’un de nos auteurs chéris sur l’épaule d’Orion : Rich Larson. Deuxième surprise, il s’agit d’un texte écrit à quatre mains, cosigné par un jeune auteur (comme s’il était possible d’être plus jeune encore que Larson lui-même) du nom d’Eric Fomley. Le traducteur français de Rich Larson pour les éditions Le Bélial‘, Pierre-Paul Durastanti, m’a confirmé lors d’un échange qu’il s’agissait là de la première collaboration de l’auteur.

Pilo s’éveille dans une prison de haute sécurité, ultra-technologique, pour l’inspection pourtant bien inutile de sa cellule. Il en a l’habitude, comme des coups et autres brimades invariablement reçues. Cette fois-ci, pourtant, une surprise l’attend.

Prisoner 8403, approach the glass.

Pilo a un visiteur, ce qui n’est jamais arrivé, lui qui est enfermé là pour les 200 prochaine années en raison de la gravité de ses crimes. De quels crimes s’agit-il exactement ? Il n’en a aucun souvenir. Et qui est ce mystérieux visiteur ? Le visage est caché derrière un masque, comme le veut la procédure, la voix est transformée, il ne le reconnait pas. Mais pourtant…

“Yeah,” the visitor says. “Big twist”.

Si vous avez lu le premier chapitre au moins du roman The Quantum Thief d’Hannu Rajaniemi, vous retrouverez une certaine saveur dans les couloirs de cette mystérieuse prison qui n’est pas ce qu’elle semble. Il s’agit d’une nouvelle à twist. La seconde partie de l’histoire nous emmène dans une direction qu’on ne soupçonnait pas dans ses premières lignes. En 6140 mots, les deux auteurs proposent un texte prenant, avec un suspens qui n’autorise pas à ce qu’on relâche un instant la lecture. L’équivalent d’un page turner en une page. C’est un très bon texte dont on imagine facilement qu’il pourrait être adapté en court métrage dans une série comme Love, Death and Robots, comme l’a déjà été la nouvelle ICE de Rich Larson. Visuellement, ce pourrait être très impressionnant. Si vous lisez l’anglais, si vous avez aimé les nouvelles de Rich Larson dans l’excellent recueil La Fabrique des Lendemains, jetez vous sur ce texte.

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