Rentrer par tes propres moyens – Rich Larson

Le 29 octobre,  les éditions Le Bélial’ publieront La Fabrique des lendemains, un recueil de 28 nouvelles d’un jeune auteur quasiment inconnu, Rich Larson. L’ouvrage a été assemblé par l’inénarrable duo Quarante-deux, Ellen Herzfeld et Dominique Martel, et les textes ont été traduits par le frétillant Pierre-Paul Durastanti. Inconnu, Rich Larson l’est du commun des mortels, mais non de toi, lecteur avide et fidèle, car tu te souviendras que je t’ai déjà parlé du prolifique nouvelliste qui à 28 ans avait déjà publié plus de 150 nouvelles. Je t’avais dit tout le bien que j’avais pensé de Dark Warm Heart et Carouseling, ou encore de The Sniper and I.

Mais comme souvent dans ces moments, on doute, on hésite, on se tâte. Qu’est-ce donc ? Lire ou pas lire ? Ça mord ou pas ? Alors, pour déverrouiller les réticences et calmer les démangeaisons, l’éditeur offre à la lecture en ligne ou en téléchargement, une nouvelle tirée du recueil : Rentrer par tes propres moyens. Le texte est court, se lit en quelques minutes tout au plus, et donne un très bel aperçu de l’univers et du talent de Rich Larson. Il est très représentatif de l’auteur qui, partant d’une idée futuriste –  ici une technologie de téléchargement des esprits comme on peut le trouver dans les récits de Greg Egan par exemple – imagine son application pratique et son incursion dans le quotidien d’une famille tout ce qu’il y a de plus banal, en l’occurrence celle du jeune Elliot, 12 ans, qui vit seul avec sa mère et qui va accueillir temporairement l’esprit de son grand-père.

 En quelques lignes, Rich Larson peint le portrait de la famille, et noue les liens qui se forment entre Elliot et son grand-père. Larson écrit toujours à hauteur d’homme, ni plus haut, ni plus bas, exactement là au niveau du regard. L’auteur n’essaye pas de nous emmener vers des sommets de sense of wonder, il raconte avant tout des histoires humaines. Et il les raconte jusqu’à leur dénouement. C’est aussi là une de ses forces, qui est de finir ses récits, même les plus courts. Le dénouement de Rentrer par tes propres moyens, comme souvent chez lui, est doux-amer, empreint d’une mélancolie existentielle qui moi me rappelle Ken Liu, autre grand nouvelliste. Savoir raconter tant en si peu de mots est le talent littéraire de Rich Larson.



Catégories :#projetMaki, Nouvelles

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2 réponses

  1. J’ai beaucoup aimé cette nouvelle aussi : entre SF et Humanisme !
    Du coup je vais me laisser tenter par le recueil.

    J'aime

  2. Si tout le recueil est du même acabit, ça promet !

    Aimé par 1 personne

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